CHEMINS DE SAINT-JACQUES
Les pèlerins historiques utilisaient les mêmes chemins que les autres voyageurs. La France a fait inscrire symboliquement au Patrimoine mondial des chemins mythiques.
L’IRJ s’intéresse en priorité à l’histoire du pèlerinage, donc des pèlerins. Propulsée par le livre Priez pour nous à Compostelle (1978), la première estimations de millions de pèlerins médiévaux se rendant à Compostelle a été très largement répandue. Elle circule encore aujourd’hui dans nombre de publications, renforçant ainsi d’anciennes croyances.
La thèse de Denise Péricard-Méa (publiée en 2000) contestant cette estimation a été fortement critiquée sans qu’aucune étude sérieuse ne justifie ces croyances.
Tout » pèlerin » historique n’est pas un pèlerin de Compostelle. Elle a montré que tous les » pèlerins de saint Jacques » n’étaient pas sur les chemins de Compostelle en révélant l’existence de nombreux sanctuaires dédiés à saint Jacques, souvent possesseurs de reliques, parfois données par Compostelle. S’il y a eu des millions de pèlerins sur les chemins médiévaux européens, ils ont visité des milliers de sanctuaires autres que Compostelle.
Elle a ainsi fourni, a posteriori, une justification à la définition du premier Itinéraire Culturel Européen si l’on comprend qu’il a fait de Compostelle l’archétype des pèlerinages médiévaux.
- Chemin de pèlerinage et chemin de la connaissance
- Chemins de Saint-Jacques, la grande illusion
- Routes et chemins de Compostelle
- Chemins de Compostelle 1998-2018
- Premières mentions de chemins de Saint-Jacques
- Ubérisation des chemins de Compostelle
- Le tracé des chemins de Compostelle
- Sur la scène du théâtre de Compostelle
- Via compostela, un livre de pèlerin
